Après avoir livré des concerts de punk déconnant, Didier Super s’est lancé dans le rock avec 100% nouvelles chansons et 200% bon goût. Et attention, sa bêtise y atteint des hauteurs stratosphériques. Crétin, ambigu, méchant, insupportable, parfois même attachant, le personnage parvient à faire applaudir “l’inacceptable” par un public médusé. “Vitriolesque” comme d’autres sont chevaleresques, il ne peut s’empêcher de carboniser les tabous, de saper les fondements du politiquement correct le plus élémentaire, de vomir la bonne conscience. Son quinzième degré crée le malaise, et bien sûr fait marrer, car Didier Super est un artisan de la vanne à portée universelle, plus proche de Coluche et du Professeur Choron que de Stéphane Guillon ou Bigard. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, Didier arrêtera de se produire en groupe à la fin de ce concert à l’Empreinte, afin de se lancer corps et âme dans sa comédie musicale.
Les Rois de la Suède sont la rencontre astucieuse entre Mr Poulpe, animateur TV déjanté, Ivan, le fondateur des Fatals Picards, et François le ninja, scandinave d’Elista. Les Rois de la Suède sont les soi-disant ambassadeurs musicaux du savoir vivre suédois. Absurdes et fantasques, on les imagine plutôt sortis d'un film de Kusturica que de Bergman. A mi-chemin entre les Beasties boys et une fanfare municipale sous LSD, les rois de la Suède font rire en ne respectant rien ni personne. Mais, où va le monde? ... En Suède, pardi !