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Live report des Fatals Picards + Jacques & Jacques / 22 novembre 2016

En première partie du concert, Jacques & Jacques, un duo quasi-anonyme, débutant sur la scène française: un rythme jovial, presque enfantin, une allure frivole... Entraînant, électrique, cocasse et dynamique, tel sont les mots pour décrire ce groupe. Ils ont su conquérir le cœur du public et furent un avant-goût remarquable au concert des Fatals Picards. S'inscrivant dans le même registre que les célèbres Fatals Picards, Jacques et Jacques ont su faire rire et danser la salle, au son de guitare stratocaster et de paroles légères et amusantes. C'est une fois le public chauffé et préparé au pire (mais surtout au meilleur), que les Fatals picards entrent en scène et ne laisse pas se relâcher l'ambiance joviale et énergique laissé par leur prédécesseurs, en commençant de plein fouet avec le titre "A la vie, à l'Armor", qui su conquérir le cœur des Bretons présents ce soir là ! Entre les titres phares des Fatals Picards ("Bernard Lavilliers", "Punks à chien", "Mon père était tellement de gauche") qui ont ravi les initiés et leurs nouveaux morceaux du dernier album "Fatals Picards Country Club", le groupe a effectué une performance haute en couleur, comme à son habitude, étant passé deux ans auparavant dans les locaux de l'Empreinte. Deux heures de musique et de danse avec le groupe de rock français plus tard, on se remet de ses émotions : une ambiance de folie, beaucoup de rires et de chant, mais surtout de la joie et de la bonne humeur — il faut voir les Fatals Picards sur scène pour comprendre pourquoi ils affichent complet ! Ils invitent les gens à chanter et à danser, engagent régulièrement un dialogue avec le public dans une ambiance bon enfant qui met du baume au cœur... À la fin du concert, Marie et moi avons pu échanger avec l'adorable chanteur, Paul, ainsi qu'un des membres, Jean-Marc. Leur simplicité et leur humanité sont remarquables: en plus d'être des artistes talentueux et engagés, ils sont d'une grande modestie. Ce fut vraiment une soirée formidable !"En bref, Jacques et Jacques et les Fatals Picards ont réussis à faire chanter petits etgrands, tout en gardant un naturel et un charme auquel on ne peut résister !"   Rédigé par Alyssande Dauriac et Marie Souply.

Live Report de Napalm Death (19/09/16) / 27 septembre 2016

Napalm_Death-photo
Lundi 19 Septembre, les murs de notre petite salle de concert savignienne, l'Empreinte, raisonnaient du son grind death si particulier du célèbre groupe britannique Napalm Death. Bien que certaines personnes qualifient ces pères du grind core d'inaudible, ils possèdent indéniablement une puissance incroyable. La rapidité alliée au chant guttural de ce groupe hors norme fait l'effet d'une bombe dans les oreilles de son auditoire. Mais l'on ne peut s'empêcher  d'aimer sa force sonore et d'être emporté par cette rage anti-conformiste qui émane de leurs chansons. La preuve en ait dans les pogos qui ont mouvementé le concert ainsi que les nombreuses interventions de fans sur la scène même. Napalm Death est définitivement un groupe qu'il faut aller voir même si l'on a des a priori sur son genre musical.   Live-report par Sophie Monot

Interview de Zoufris Maracas – 27 Mai 2016 / 27 juillet 2016

zoufris maracas
Anaëlle Bourgeois : Comment vous êtes-vous rencontrés et pourquoi avez-vous décidé de faire de la musique ?   Vincent (chanteur de Zoufris Maracas) : Je me suis souvent dit que plutôt que de pisser dans en violon, mieux valait en jouer ! Mon frère était musicien. Il y avait des guitares à droite à gauche et des percus. Un jour, j’ai acheté une guitare et mon frère m’a appris trois accords. Le deuxième jour où on a fait la manche j’me suis dit que c’est ca que je veux faire, et voilà, ça a basculé.   Marie Ranieri : Vous n’avez pas hésité avec autre chose ?   Zoufris Maracas : J’ai fait des études de géographie. J’ai fait quatre ans.   Julieta Viceconti : D’où vient votre pseudonyme « Zoufris Maracas » ?   Zoufris Maracas : On cherchait un nom de groupe et un jour on revenait d’une manche et on était chez un pote et un ami algérien est passé prendre un thé à la menthe. Nous on comptait nos sous et il nous a demandé, « qu’est-ce que vous faites ? » et donc on lui explique et il nous dit « ah ouais mais vous faites que ça ? ». Après il nous a dit, «  ah mais vous êtes des zoufris » et on lui a demandé ce que c’était. Et il nous a expliqué que c’était les ouvriers comme lui qui sont venus en France quand ils étaient célibataires, pour se faire un peu d’oseille parce qu’ici il y avait du boulot et pour renvoyer de l’argent au bled. Et du coup il y avait une maracas sur la table et j’me suis dis « bah allez, on est les zoufris maracas ». Ça nous a évité « salade tomate oignon »  c’est pas plus mal ! (rires)   Eve Cayaci: Quelles sont vos influences musicales ? Quels artistes ou styles vous inspirent ?   Zoufris Maracas : Jacques Brel, par exemple, au niveau des textes. J’écoutais beaucoup de Nougaro quand j’étais jeune, et du Renaud. Un peu de Brassens, pas mal de Gainsbourg. Au niveau musical, on a plus écouté Stan Getz, Gilberto Gil, de la musique brésilienne, de la bossa nova. Du reggae, Bunga, Cesaria Evora, etc. On a pris un peu tout ca et voilà !   Anaëlle Bourgeois : Qui écrit les textes ?   Zoufris Maracas : C’est moi, quand je ne fais rien.   Marie Ranieri : Et qu’est-ce qui vous inspire ?   Zoufris Maracas : Mon ennui ! Je tombe dessus quand vraiment je ne fais rien. Des fois ça ne tient à rien. Si un jour je rate le train, pour ne pas aller à un concert, le jour où je fais ça j’écrirai dessus.   Emma Head : Vos textes sont engagés. Vous cherchez à éveiller les consciences ?   Zoufris Maracas : Comme je disais, j’ai fait des études de Géographie, j’ai bossé sur l’environnement, sur l’Afrique et forcément, y a la fibre, et bien sûr que l’idée c’était de balancer sur ce qui se passe un peu. En fait on a commencé avec Sarko, et toute l’époque ou il balançait de la musique où il ne se disait rien… Par exemple, Vincent Delerm, Bénabar... Et c’était une réaction à cette espèce de vide-là, et puis en réaction à cet enflé de Sarko. Tous les jours, partout, à la radio, à la tv… Nous on voulait dire qu’on ne voulais pas bosser pour eux et c’est parti de là. Et finalement, une chanson comme « Le peuple à l’œil » (que j’ai écrit en pensant très fort à Monsieur Sarkozy), et qui va très bien au suivant, parce que finalement c’est toujours les mêmes procédés qu’ils utilisent pour maintenir un peuple.   Marie Ranieri : En parlant de votre engagement, vous aviez reversé les recettes d’un spectacle organisé au Cabaret Sauvage aux sans papiers…   Zoufris Maracas : Ouais, on avait fait une manche. Il y avait 5€ pour payer la salle et tout le reste allait aux sans papiers. On a récolté 2,000€ sur un concert.   Anaëlle Bourgeois : Pourquoi avoir intitulé votre album sorti en mars 2015 « Chienne de vie » ?   Zoufris Maracas : Le titre de l’album fait référence à la chanson « Chienne de vie ». On a hésité entre les titres « Chienne de vie » ,« Les écrans », « vie de merde », et  « l’argent ». Chienne de vie Parce que on croise tous à un moment cette impression « on se dit putain merde c’est pas possible ! »  mais en même temps c’est tendre.   Julieta Viceconti : Cette chanson, « Chienne de vie » a justement été sélectionnée par l’Académie Charles Cros pour participer aux Chroniques lycéennes cette année. Cela vous a-t-il fait plaisir ?   Zoufris Maracas : « Chienne de vie »? Oui, c’est une revanche ! Ça fait plaisir ! Et ça me fait encore plus plaisir que des lycéens travaillent sur une de mes chansons politiques : « La fée électricité ».   Eve Cayaci. La pochette de votre album est très colorée et amusante. On y voit un paysage tropical avec un squelette qui fait référence aux fêtes des morts la mort organisées au Mexique. Pourquoi avoir choisi de faire une pochette si joyeuse ?   Zoufris Maracas : Le squelette est aussi sur la pochette du premier album. Cela symbolise la fête des morts au Mexique et c’est très joyeux. Il faut danser jusqu’à la mort, tant que les jambes bougent. Et même après !   Emma Head : Quels sont vos projets pour l’avenir ?   Zoufris Maracas : Non, on est overbookés. On a trois concerts par semaines le temps de partir revenir ça fait déjà 5 jours donc t’as plus de vie. On ne travaille jamais au même endroit, on est toujours en mouvement.   Propos recueillis par Anaëlle Bourgeois, Julieta Viceconti, Emma Head et Marie Ranieri.

Live report du concert de D-A-D + THUNDERMOTHER (28/04/16) / 2 mai 2016

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« La soirée a débuté avec une première partie qui nous a immédiatement su nous plonger dans une ambiance rock survoltée avec des influences du groupe ACDC. En effet le groupe suédois Thundermother composé de 5 femmes (deux guitaristes, une bassiste, une chanteuse et une batteuse) s’est déchaîné sur scène ! L’une des guitaristes est même descendue dans le public pour jouer un morceau ! Avec sa voix caractéristique, la chanteuse nous a emportés dans un univers jeune et dynamique ! La salle affichait quasiment complet et l’ambiance était au rendez-vous !     Pour continuer cette soirée, c’est le groupe danois DAD, tant attendu pour fêter ses 30 ans de carrière qui est monté sur scène devant un public fidèle au groupe ! Effectivement beaucoup d’entre eux connaissaient les chansons par cœur ! On peut aussi mentionner la qualité du son et des jeux de lumières qui étaient exceptionnels ainsi que le jeu des musiciens sur scène ! Particulièrement pour le bassiste qui n’hésitait pas à monter sur la batterie de son coéquipier et à utiliser des guitares à deux cordes très originales, en passant de la transparente illuminée bleue à la fusée ! C’était vraiment détonnant d’autant plus que le groupe était proche de son public. Il y a quand même eu un intermède puisque le groupe s’est accordé une pause d’un quart d’heure avant d’entamer une deuxième partie ! D’ailleurs c’est plutôt lors de cette deuxième partie que le public était vraiment proche du groupe car celui-ci interprétait des titres cultes très appréciés des connaisseurs ! C’était une soirée très dynamique et addictive car le public continuait d’acclamer et d’appeler le groupe après les deux rappels! »     Compte-rendu réalisé par BAUDOIN Précilia.

Interview d’Hippocampe Fou – 24 mars 2016 / 24 mars 2016

Hippocampe-fou
Interview d’Hippocampe Fou   Pourquoi "Hippocampe fou"? D'où vient votre pseudonyme?   Hippocampe fou : La première fois que j'ai vu un hippocampe, je me suis dit que c'était le truc le plus bizzare que j'avais jamais vu! C'est une créature hybride qui ressemble à un cheval et qui a de petites ailes. Dans son déplacement, l'hippocampe a quelque chose d'assez étrange et hypnotique quand tu le fixes! Cela m'est resté. C'était vraiment parce que "c'était chelou et du coup j'ai rajouté fou pour que ce soit encore plus chelou".   Sur le site « Le rap en France » ils écrivent que « cet album nous parle surtout de [vous] ». Est-ce vrai ? Pensez-vous que vous vous dévoilez dans cet album ?   Hippocampe fou : Pendant longtemps je me suis dit que je n’avais rien à raconter de personnel dans mes chansons. Donc j’ai préféré raconter des histoires avec des personnages imaginaires et fusionner les genres, aussi bien films d’horreur que contes pour enfants, j’aimais bien mélanger les références de la culture populaire. Et à un moment je me suis dit que je pouvais très bien me dévoiler tout en racontant mes petites histoires avec toujours beaucoup d’autodérision. Quand je joue certains morceaux ça vient du fond du cœur et je ne pensais pas que  ça pourrait toucher le public.   Pourquoi avez-vous choisi de nommer  votre album « Céleste » ?   Hippocampe fou : Parce que j’avais appelé l’ancien album  « Aquatrip » et je me suis dis «  trop d’aqua tue l’aqua » ! Mais je me suis quand même dis qu’il fallait rester dans une certaine logique d’évolution, l’eau de mer s’évapore dans les nuages, ce qui a donne quelque chose de « céleste ». Cet album est un personnage  qui rêve de partir loin vers les étoiles, et son voyage qui se déroule tout au long de l’album s’arrête aux nuages et mon personnage redescend sur terre, dans une atmosphère assez sombre comme dans la fin de mon album.   Sur la pochette de votre album on vous voit assis sur une échelle l'air pensif et entouré d'étoiles sur un fond bleu. Pourquoi avoir choisi un décor un peu Pierrot poète?   Hippocampe fou : Pour un côté Petit Prince. En fait, la référence était Méliès le cinéaste qui avait fait Le voyage dans la Lune. J'avais envie de quelque chose d'assez poétique et en même temps de me montrer pour souligner le fait que ce soit un peu plus personnel. C'était un travail d'équipe, on s'est échanger des idées pendant longtemps jusqu’à s'arrêter sur cette idée là qui me semblait être la plus intéressante. Après, j'avais aussi un sens caché qui ne saute pas aux yeux mais qui fait référence à un texte que j'avais fait et qui s'appelle Le vertige de la maturité. Dedans j'avais l'image d'un enfant qui grimpe le long d'une échelle en grandissant, et qui au bout d'un moment se rend compte qu'on sciait les barreaux au fur et à mesure qu'il grimpait. Alors il ne peut plus redescendre et regarde vers le bas là où sont tous ses souvenirs et son passé, et il ressent le vertige de la maturité. C'est un texte très personnel j'avais envie de l'illustrer, et puis c'était ça l'idée: " Je suis arrivé là. Maintenant qu'est-ce-que je fous?".   Dans votre titre « Las estrellas » votre père chante le refrain en espagnol. Pourquoi avoir choisi de collaborer avec lui dans ce titre et de cette façon (refrain en espagnol) ?   Hippocampe fou : Tout d’abord le refrain m’est venu en espagnol. J’ai fait le travail de chantonner mon refrain avant de l’écrire.  Au départ c’était en voyant  Céo et d’autres personnes travailler de cette manière, et je me suis dit pourquoi pas moi. Du coup je l’ai enregistré chez moi et comme je n’avais pas un très bon accent espagnol c’était l’occasion pour moi d’inviter mon père. Quand je joue ce morceau c’est assez personnel,  et en plus j’entends la voix de mon père à chaque fois, c’est un morceau qui va pouvoir lui rendre hommage quand il sera plus là. C’est une manière pour moi d’immortaliser les gens qu’on aime.   Le 7 octobre vous serez à la Cigale. Appréhendez-vous ce concert ?   Hippocampe fou : Pour le moment j’ai pas de stress parce que c’est loin «  j’ai le temps de mourir trois fois, on peut mourir plusieurs fois par jour ». Je n’y pense pas vraiment, je pense plutôt à ce que j’ai envie de faire,  d’éventuels featurings.  On va jouer dans des salles plus grandes et dans des festivals, et l’enjeu est d’autant plus grand quand les gens ne te connaissent pas.     Bien que vous ayez récemment sorti votre nouvel album, avez-vous de nouveaux projets professionnels en tête?    Hippocampe fou : Oui, j'ai des projets mais je ne m'attarde pas sur le sujet car ce ne sont encore que des projets. Je n'ai pas envie de commencer à dire qu'il va y avoir tel ou telle chose. J'ai des pistes, il faut que je voie dans quel ordre je vais faire les choses. Après à très long termes j'aimerais revenir au cinéma si c'est possible. Mais pour être derrière la caméra, c'est quelque chose qui me manque un peu mais que je retrouve en tournant des clips.   Propos recueillis par Julieta Viceconti, Anaëlle Bourgeois et Mathilde Da Costa.
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