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Interview d’Ycare le 09/10/15 / 29 octobre 2015

Ycare @Nikos Aliagas
Interview Ycare 09/10/2015, par la Gazette du lycée Pierre Mendès France Précilia Baudoin: Pourquoi avoir choisi Ycare en guise de nom d’artiste? Ycare: Si vous connaissez la mythologie, il y a cette légende d’Ycare. Vous connaissez ? Vaguement ? Euh c’est quand j’étais jeune! Ycare, c’est un peu l’orgueil, le caractère, un peu l’insolence à la base mais je me suis calmé depuis ! (rires) C’est un peu un délire d’adolescent, je suis un éternel gamin donc ! Coralie Bottin: Quelles sont vos principales influences musicales ? Ycare: Elles sont essentiellement francophones. Ça reste du classique comme Jacques Brel, les nouveaux Jacques Brel, et aussi Kery James (rappeur français). Ça part aussi dans le rap maintenant. J’écoute beaucoup de rap parce que ces gars-là permettent de ne pas oublier notre langue en la respectant bien sûr. Les influences, il faut les choisir pour les bonnes raisons. Précilia Baudoin: Comment définiriez-vous votre style musical ? Ycare: Sans limite ! Ça peut être du piano, ça peut-être du rock comme ça peut être reggae comme sur le titre « Je marche à l’ombre » dans le dernier disque. Mais bon j’écoute beaucoup de rap et donc après je peux faire des chansons avec énormément de débit! Sur un pic hip-hop ça ne me dérange pas non plus ! Bon après il faut essayer de garder une espèce de cohérence pour ne pas perdre les rêves que tu suis ! C’est quelque chose que je ne me suis jamais interdit de faire. Tant que tu expliques aux gens avant chaque chanson pourquoi tu fais les choses et qu’ils te connaissent et te suivent ! Je ne sais pas ce qu’ils préfèrent, j’essaie de ne pas me le demander. Il ne faut pas que ce soit bien parce que ça plaît ! Il faut que ça plaise parce que c’est bien ! (rires) Elle est bien celle-là ! En fait en réalité c’est ça, voila ! On dit dans le milieu commercial que la musique est commerciale car ça se vend au commerce ! C’est pas l’inverse. Il n’y a pas un style commercial, non. Radiohead ça marche donc c’est commercial alors que les gars, ils te dirons que c’est du rock pur. Marie-Olympe Duponchelle: Envisagez-vous de chanter en anglais ou est-il important de conserver la langue française ? Ycare: La langue française c'est le socle, après il m'arrive d'introduire des anglicismes. C'est drôle que vous me parliez de ça parce que se soir je chante une chanson dans laquelle il y a un mot sur deux en anglais. Marie-Olympe Duponchelle: Pourquoi avoir choisi le titre "La Somone" pour cet album ? Ycare: La Somone, c'est la plage où j'ai grandi quand j'étais petit. Marie-Olympe Duponchelle: Peut-on dire que cet album est par conséquent axé sur vos origines ? Ycare: Oui et non. En réalité c'est quelque chose qui parle de moi, mais vous pouvez tout autant vous identifier. Voilà chacun met son mot à la fin. Coralie Bottin: Dans « La Somone » comme dans vos autres albums, vous écrivez tous vos textes seul ? Ycare: Oui je fais tous les textes tout seul. Les musiques pas toujours mais de plus en plus. J’essaye quand même de m’entourer de gens parce que parfois je me rends compte que je tourne un peu en rond. Je suis plus parolier, auteur que compositeur. Pour la musique, je me suis formé en autodidacte. Il faut savoir s’entourer et ne pas rester seul enfermé avec ses certitudes et se nourrir de leurs influences, ce que je fais par  exemple quand j’écris pour Nolwenn Leroy, je n’ai jamais fait de musiques bretonnes. Coralie Bottin: Y a-t-il des personnes en particulier avec qui vous aimeriez collaborer ? Ycare: Vivants ou morts ? (rires) Non je ne sais pas vraiment. J’écris surtout pour les gens. Il y en a eu plein l’année dernière. J’ai fait Nolwenn Leroy, Garou, Mireille Matthieu, Joyce Jonathan, Louis Delort, le dernier Zaz,… Cet exercice me plait plus. Je peux continuer à chanter derrière mon micro tranquillement. Y a quelque chose de dangereux sous la lumière quand tu sors d’un programme comme la Nouvelle Star, tu te trompes de rêve. L’objectif, c’est pas d’être dans la lumière! Moi ça me dérange pas d’écrire et de regarder quelqu’un chanter ma chanson. Précilia Baudoin: Est-ce que la Nouvelle Star a été un tremplin dans votre carrière ? Ycare: Non, ça a détruit ma vie ! Je plaisante ! Oui c’est un tremplin ! Oui évidemment ça peut être le contraire lorsque tu ne sais pas pourquoi tu le fais ! La plupart des gars y vont quand ils sont jeunes comme aujourd’hui dans The Voice ! Dans ces trucs-là, tu y vas juste pour dire je chante bien, j’ai une bonne gueule, je vais y arriver! Non non erreur ! Faut prévoir ! J’avais des chansons avant en ce qui me concerne ! Je savais me dépatouiller ! D'autres ne se sont peut-être pas posé les bonnes questions à la base ! Donc oui oui, c’est un tremplin parce que quand je suis sorti, je ne suis pas allé faire le malin à Cannes où on m’invitait parce qu’on t’invite un certain temps avant que tu ne retournes à ton anonymat ! Et non, on est allé à Roubaix, on était en train de faire des maquettes dans un sous-sol de la mairie dans une cave ! Donc je pouvais être dans un super hôtel à Cannes, mais non! Avec mon manager, Mathieu Mendès, on est resté bosser tout l’été pour ensuite présenter mes chansons aux maisons de disques parce que c’est un métier où la vie va plus vite que toi. Faut courir derrière ! Coralie Bottin: Du coup on peut noter une évolution depuis la Nouvelle Star. Vous en pensez quoi ? Ycare: Oui, et j’espère bien! Déjà j’ai deux poils blancs là (rires). Oui une évolution déjà dans mon écriture et j’ai appris à chanter depuis, parce que c’était compliqué quand je chantais, j’avais plein de rouge tout le temps ! Je sais même pas comment les gens m’ont sauvé ! Maintenant c’est plus sérieux. Vous me direz ce que vous aurez pensé du concert après ! Propos recueillis par Précilia Baudoin, Coralie Bottin et Marie-Olympe Duponchelle.

Interview de Mars Red Sky le 08/11/14 / 12 septembre 2015

Retrouvez une interview de Mars Red Sky faite par la Gazette Pierre Mendès France lors de son concert à l'Empreinte le 08/11/14
Interview de Mars Red Sky

Interview de Mars Red Sky

Interview de Sergent Garcia le 07/02/14 /

Retrouvez une interview de Sergent Garcia faite par la Gazette Pierre Mendès France lors de son concert à l'Empreinte le 07/02/14
Interview de Sergent Garcia

Interview de Sergent Garcia

Interview de Talisco le 18/10/14 /

Retrouvez une interview de Talisco faite par la Gazette Pierre Mendès France lors de son concert à l'Empreinte le 18/10/14 talisco

Interview de Twin Twin le 15/11/14 /

Retrouvez une interview de Twin Twin faite par la Gazette Pierre Mendès France lors de son concert à l'Empreinte le 15/11/14 Magali Ohouens: D’où vous vient ce nom de scène, les Twin Twin ?  François: Do we have to answer in English? (rires) Laurent : Mais non en français (rires) ! Twin Twin, ça veut dire jumeaux jumeaux, et dans le groupe il y a des jumeaux et au tout début, quand on a commencé à faire des chansons, on n’avait pas de nom de groupe et tout le monde nous croisait et nous disait « oh salut les twins ! ». Voilà c’est tout simple, on cherchait un nom qui sonne.  Patrick : C’est deux jumeaux, donc twin-twin ! C’est comme un klaxon en fait, TWIN TWIIIN !  François : Et le cri de guerre c’est « oh yeaaah »
Twin Twin à l'Empreinte

Twin Twin à l'Empreinte

Magali : Comment le groupe s’est-il formé ?  François: On était en stage de réinsertion en fait ! (rires) Patrick : Et on s’est rencontré à l’atelier meuble, menuiserie ! Laurent : En fait, avec mon frère François, on habitait à Montreuil. On faisait de la musique déjà, et on a rencontré Patrick, le troisième membre de Twin Twin. Il faisait du beat box, et nous on cherchait un mec qui puisse apporter de la rythmique dans notre projet. On rencontre donc Patrick et on lui propose de faire du beat avec nous, et il nous dit « ok mais moi j’cherche un appart parce que j’veux partir de chez ma mère ! » Il habitait dans le 77 et nous à Montreuil. Donc nous on lui dit ok. Nous, on vit dans une baraque. Il y a une chambre de libre donc il est venu et on a fait une coloc. Et c’est comme ça qu’on a fait de la musique ensemble et qu'on a monté ce projet-là !   Emma Head: Moi je voudrais revenir sur votre nom de groupe qui est assez fun, et souvent on vous catégorise comme un groupe fun, voire drôle. Est-ce que c’est un choix de votre part ? Laurent : En fait, je pense que drôle et fun ce n’est pas la même chose. Ce qui est drôle et comique, c’est une chose et ce qui est fun, qui dégage une énergie vitale, c’en est une autre. Nous on se situe plus du côté fun. Le coté fun, ça veut dire s’éclater sur scène, un peu comme un groupe de punk, un groupe frais. On s’amuse, on aime bien délirer, on n’aime pas les carcans et les cases. C’est difficile, surtout en France, car il y a un esprit un peu comme ça, qui range les choses dans des tiroirs, mais nous on n’aime pas trop ça et ça ne nous intéresse pas. Donc nous on fait ce qu’on aime, on est fun, mais je ne pense pas qu’on puisse être catégorisé comme drôle.
Twin Twin à l'Empreinte

Twin Twin à l'Empreinte

Gloria Manoka: Moi j’aimerais savoir ce que vous écoutez en ce moment.  François : Moi j’écoute du Chopin, pour de vrai ! Mais aussi d’autre trucs genre rock, j’écoute du métal, Led Zeppelin, Motorhead, du hard rock quoi. Et puis sinon, du rap aussi, genre des trucs français, et même des trucs genre Booba. J’écoute du rap ricain aussi ! Et aussi de la pop française genre Etienne Daho et les Rita Mitsouko... Patrick : T’as beaucoup de musiques toi dis donc ! Moi j’écoute quatre choses en ce moment dans mon iPod. J’écoute Twin Twin, parce qu’ils sont en train de préparer des nouvelles choses, des nouveaux morceaux, donc j’ai eu la chance d’écouter leurs prochains morceaux. J’écoute du Kendrick Lamar qui est un rappeur qui vient de Californie. J’écoute Gradur qui est un rappeur de Roubaix. Et puis j’écoute du Slipknot. Pour le son, la violence du truc, c’est pas ma culture, donc j’essaie d’écouter des trucs qui sont pas dans ma culture, un peu plus rock. Laurent : Moi j’mets en position shuffle et puis voilà (rires) ! Non j’écoute Kraftwerk, parce que j’ai vu qu’ils passaient à Paris, donc je réécoute leur discographie. Je ne sais pas si vous connaissez Kraftwerk. C’est les pionniers de la techno et ils ont beaucoup été samplé dans le hip hop au début. C’est vraiment un groupe clé dans la musique aujourd’hui. David : Moi c’est très éclectique. J’écoute du tout. C’est pour ça qu’on s’entend bien !   Magali : Pour l’Eurovision, vous avez ressenti quoi quand vous avez appris votre sélection ?  Laurent : Quand on nous a dit « est-ce que vous voulez faire l’eurovision ? » Pour nous en fait c’était une étape. Nous, on est un groupe qui a fait beaucoup de scène, aussi différentes les unes que les autres. Le chemin classique, les concerts, les festivals, la musique actuelle, des scènes… On a fait des concerts un peu partout, en prison, en maison de retraite donc pour nous la scène, c’est un moment d’expression et l’eurovision en fait partie. C’était l’occasion de faire quelque chose de différent, de s’amuser. C’est une approche qu’on fait très rarement. Magali : Vous n’avez pas étaient déçus de finir dernier du classement ?  Laurent : (rires) Si tu veux, on est contents en tant que musiciens d’être l’antithèse de Conchita Wurst. Conchita Wurst ce n’est pas par rapport à ce qu’elle représente parce que ça je kiffe, pour moi c’est un peut la reine des Punks! Le mec, il arrive, il se met une barbe et il se met à chanter une chanson à la Céline Dion et il arnaque tout le monde. Mais je trouve que ce n’est pas une scène musicale qui nous parle. Et donc, être à l’ opposé de ça, c’est vraiment génial. Ça veut dire quelque chose… Et d’ailleurs là, on va à New York pour un mois, la semaine prochaine. Il y a plein de gens là-bas qui suivaient l’Eurovision, des gens de Broadway, une certaine scène, qui nous ont dit qu'arriver dernier, c’était aussi une marque de qualité. Ce qui n'était pas mal, c’est que le morceau a été le quatrième morceau le plus téléchargé de l’Eurovision et le troisième moment le plus twitté!
Twin Twin à l'Empreinte

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Emma : Et justement par rapport au choix de chanson, vous avez choisi « Moustache », vous pouvez nous raconter l’histoire de cette chanson ?  Laurent : En fait ils nous ont demandé de jouer une chanson qui n’a pas encore été diffusée. Du coup, on a choisi cette vielle bande pour l’Eurovision. François: C’est un mot que tout le monde comprend. Et les paroles ultra simples, volontairement ultra simplistes. En fait, c’est les Anglais qui on fait un travail de traduction parce que cette chanson raconte notre société, une société de consommation excessive dans laquelle on veut toujours quelque chose de plus. Mais au final il nous manque peut-être l’essentiel. Moi je l'ai symbolisé par une moustache. Ça peut représenter n’importe quoi : l’identité, le bonheur etc… Parce qu’il y a des personnes (journalistes) qui ont tout pris au premier degré.   Gloria : Moi, pour ma dernière question, j’aimerais savoir comment vous définissez votre style ?  François: Du street rock !! Nous, on vient du délire street, graffiti, break dance, le rap, le beat box. Et rock, pour l’attitude ! Laurent : Les médias n'arrivent pas à nous définir. C’est bien. Tant mieux ! (rires)   Emma : Tout à l’heure on parlait du fait que les Français mettaient beaucoup les gens dans des cases. J’ai vu que vous avez pas mal voyagé. Est-ce que vous sentez une différence, dans la réception de vos morceaux, entre le public français et étranger ? François : Oui ! Ça n’a rien à voir ! En Colombie, ils écoutent des sons qui sortiront ici dans 3 ans ! Laurent : Je pense aussi que l’esprit français, il est un peu grognon, il aime bien râler. C’est bien aussi, mais en tant qu’artistes quand on a joué en Colombie, le rapport est primaire. Ils entendent de la musique, ils kiffent. En France directement les gens sont là « hein, c’est quoi ça ? ». Ils sont à la cool en fait ! Ici c’est un pays vachement littéraire. François : La critique c’est culturel !
Twin Twin à l'Empreinte

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